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Sauter le petit-déjeuner ? 3 raisons d’essayer le jeûne-intermittent

Sauter le petit-déj’ ? Et si ce n’était pas si mal que ça ? Le jeûne intermittent, beaucoup le pratiquent sans vraiment le savoir : 16h de jeûne, une fenêtre d’alimentation de 8h, cela revient grossièrement à ne pas petit-déjeuner et contrairement à ce que l’on croit, ce n’est pas forcément un mal.

Un peu de contexte

Tout d’abord, qu’est-ce qui nous faisait dire jusque-là que ne pas prendre de petit-déjeuner était une mauvaise habitude ? Et bien, aussi surprenant que cela puisse être, ce sont principalement des spots publicitaires !

Consommer des céréales au petit-déjeuner pour avoir de l’énergie toute la journée, des gâteaux Princes pour que les enfants aient eux-aussi de l’énergie pour bien se concentrer et apprendre à l’école… Voilà du marketing très bien mené ! Qui a envie de manquer d’énergie ? Qui veut déposer ses enfants à l’école sans leur donner toutes les chances de bien apprendre ?

La science, à l’instar du marketing, nous donne une toute autre version. Les études tendent plutôt à mettre en lumière l’effet négatif d’une forte consommation de glucides au matin sur la cognition, le poids, la concentration ou encore la santé métabolique. Le petit-déjeuner, surtout tel que nous le concevons (avec du pain, des pâtes à tartiner, de la confiture, du jus d’orange, des céréales et des gâteaux) n’a donc rien de légitime.

Ensuite, c’est à des conclusions bien trop hâtives que le saut du petit-déjeuner doit sa mauvaise réputation. Selon les statistiques, les gens qui ne prennent pas de petit-déjeuner seraient plus à même de développer certaines maladies comme des troubles cardio-vasculaires ou le diabète. Mais sommes-nous vraiment sur de ça ? Sommes-nous sûrs que le simple fait de ne rien manger le matin cause ces problèmes de santé ?

Et bien pas du tout ! Prenons un exemple : le végétalisme. Les chiffrent tendent à dire que les végétaliens sont moins sujets à l’hypertension et à l’obésité. Nous sommes alors vite tentés de conclure que la viande cause cette hypertension et expose clairement les consommateurs au surpoids.

Mais réfléchissons cinq minutes. On ne naît pas végétalien, on le devient. C’est donc un choix.  Un choix qui dénote une certaine conscience de sa santé, une certaine attention à l’égard de son corps, et qui induit dans la plupart des cas une meilleure hygiène de vie. On trouvera donc logiquement moins de fumeurs chez les végétaliens, tout comme on comptera bien plus de sportifs.

Autant de données qui faussent complètement la donne et qui ne nous permettent pas, à partir de ces simples statistiques, d’aboutir honnêtement à un lien direct entre la consommation de viande (quelle qu’elle soit) et l’obésité ou encore la survenue de complications cardiovasculaires. *

Et il en va de même pour le petit-déjeuner ! Parmi celles et ceux qui ne petit-déjeunent pas le matin, beaucoup le font, non pas pour le jeu hormonal détonant qui en découle (nous allons y venir), mais par « manque de temps » ou d’organisation.

Chez ces personnes, nous aurons donc plus de chances de grimacer face à des assiettes composées de nourriture industrielle et globalement, une hygiène de vie moins soutenue. Autant de causes plus probables que le saut du petit-déjeuner pour expliquer les risques de troubles cardio-vasculaires et de diabète !

* Ne nous méprenons pas, la viande est loin d’être blanchie dans le cas de nombreux troubles de la santé. Il faut cependant solliciter de véritables études et non une vue d’ensemble pour en faire le procès.

Les tenants du jeûne-intermittent

Lorsque nous jeûnons, notre corps utilise notre dernier repas pour produire de l’énergie puis enrôle le foie et puise dans les graisses pour continuer d’assurer le fonctionnement de l’organisme. Par la suite, si le jeûne est prolongé, le foie mettra en place une alimentation parallèle via la production de corps cétoniques et maintiendra ainsi le corps actif, fort et opérationnel.

1 – Moins de graisse, plus de muscle

La perte de masse graisseuse est donc une conséquence logique de ce système énergétique alternatif. Parce que le corps puise naturellement dans nos réserves pour s’alimenter en énergie, mais aussi grâce à une meilleure production d’hormones de croissance !

En effet, pendant le sommeil, le corps sécrète des hormones de croissance, et ce, nous l’avons compris que plus récemment, parce qu’à ce moment, notre taux d’insuline est relativement faible.

Autrement dit, ce n’est pas parce que nous nous levons que la sécrétion d’hormones de croissance s’arrête mais parce que nous mangeons. Une tartine, du jus d’orange ou des céréales au lever vont amener des glucides à l’organisme et provoquer la sécrétion d’insuline. Cette dernière va accompagner la digestion et malheureusement faire stopper la production d’hormones de croissance. Sauter le petit-déjeuner va donc permettre de prolonger cette production dans la matinée et de ce fait augmenter la dégradation des graisses !

Et ça ne s’arrête pas là ! Car qui dit hormone de croissance dit masse musculaire. Cette sécrétion prolongée va également se traduire par une meilleure synthèse protéïque – en d’autres termes, par un meilleur développement musculaire. Les pratiquants de musculation et les sportifs désireux d’augmenter leur masse musculaire peuvent y voir un intérêt supplémentaire et un atout de taille dans leur quête de volume !

A lire également : les deux grands principes de la perte de poids

2 – Les pensées fluides et l’esprit vif

Dans la pratique, quiconque s’essaie au jeûne-intermittent note rapidement des effets positifs et très appréciables sur la cognition. Après quelques jours seulement, les matinées s’avèrent bien plus productives et les pensées plus riches.

Une meilleure concentration, une fluidité dans la réflexion, le jeûne-intermittent se fait alors le socle d’une certaine efficacité et d’une fraicheur intellectuelle relativement plaisante.

Et c’est d’ailleurs bien souvent en interrompant ponctuellement le rythme du jeûne-intermittent que les pratiquants s’en font la remarque ! Avec la prise d’un petit-déjeuner exceptionnel, il est possible de constater une certaine lourdeur, un inconfort aussi bien physique que mental.

3 – Une meilleure longévité

Enfin, jeûner, c’est avant tout une meilleure sensibilité à l’insuline, une baisse des risques cardio-vasculaires et cancéreux, une diminution de l’inflammation. C’est un état réparateur dont le corps a plus ou moins besoin selon les périodes et notre mode de vie.

Et c’est notamment en améliorant l’autophagie, que l’on peut voir comme la capacité qu’ont nos cellules à s’« autodigérer » et ainsi recycler leurs composants malsains, que le jeûne-intermittent nous permet de résister davantage à la maladie tout en assurant une détoxification permanente.

Laisser notre corps tranquille lui permet bien des choses ! Notre tendance à multiplier les encas le laisse parfois à bout de souffle et le jeûne-intermittent, rendu extrêmement simple en dormant 8h sur les 16h de jeûne, permet de lui octroyer un moment de calme des plus bénéfiques.

Quelques clés pour optimiser votre jeûne-intermittent

Pour tirer le meilleur du jeûne-intermittent, il vous faut tout d’abord soigner vos apports alimentaires et limiter la nourriture transformée. Cuisiner un maximum, consommer beaucoup de légumes et s’hydrater d’avantage constitue une très bonne base !

Ensuite, il est conseillé de maintenir des apports en protéines et en lipides importants, de privilégier leur qualité et de veiller à un bon équilibre oméga-3 / oméga-6. Ce dernier est assuré facilement avec la consommation de graines de chia, d’huile ou de graines de lin, de chanvre… Pour en savoir davantage sur cet équilibre, vous pouvez lire cet article qui en décrit les enjeux et donne les meilleures pistes pour le parfaire : les oméga-3, ce qu’il faut savoir.

Il est aussi conseillé de se diriger vers des glucides à faible index et d’éviter les pics. Tronquer le riz trop cuit pour de la patate douce et les pâtisseries pour des salades de fruits sont d’excellents moyen d’y parvenir. Pour plus d’idées, vous pouvez consulter : l’extraordinaire pouvoir du low-carb.

En conclusion

Pratiquer le jeune intermittent, c’est approcher les nombreux bienfaits du jeûne tout en gardant la simplicité d’une dynamique alimentaire conventionnelle. Cela ne demande pas de réel investissement et ne représente aucune contrainte sur le plan social. Il vous est toujours possible de déjeuner avec vos collègues, de diner avec vos amis, etc.

Les études menées à ce jour et les témoignages unanimes de celles et ceux qui le pratiquent mettent en avant des effets bénéfiques tels que la perte de poids et le gain de masse musculaire ou encore un confort de vie non-négligeable.

Est-ce la « meilleure » façon de s’alimenter pour être en forme et mener une vie saine ? Restons relatifs ! Si le jeûne intermittent dispose d’un capital séduction remarquable, il ne faut pas pour autant jeter le modèle standard aux oubliettes. Il faut plutôt le voir comme une très belle option pour celles et ceux qui ne sont pas fans du petit-déjeuner. Si manger le matin, ce n’est pas pour vous, inutile de vous forcer, autant partir de vos habitudes et de vos affinités pour parvenir à une hygiène alimentaire élaborée.

Nous sommes plusieurs milliards, tous différents, et ce qui marche pour l’un ne marche pas systématiquement pour l’autre. Je ne peux que vous encourager à essayer quelques mois et vous faire votre propre idée.

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