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Les 5 étapes d’une transition alimentaire

Il n’est plus à prouver que l’alimentation moderne, principalement industrielle, fusille l’espérance de vie, favorise activement le développement de maladies chroniques et détériore considérablement notre confort de vie. A contrario, l’alimentation naturelle, au plus proche du végétalisme, répond pleinement aux besoins du corps et le protège des affres de notre siècle (obésité, diabète, troubles digestifs, troubles du sommeil, etc.).

Il est donc tout naturel de vouloir se tourner vers ce type d’alimentation. Une sage décision qui débouche bien souvent sur une foule d’interrogations. Que faire ? Comment s’y prendre ? Par quoi commencer ?

Je peux déjà vous le dire, il y a une chose à éviter, c’est le « tout, tout de suite et maintenant ». Si la consommation importante et régulière de produits industriels est néfaste pour la santé, tout stopper du jour au lendemain pour une diète type de crudivore n’en est pas moins déconseillé. Si votre choix s’est porté sur une alimentation naturelle et bienfaisante, alors votre maitre-mot sera dorénavant la progression. C’est un grand principe de la culture santé et désormais une base essentielle pour vos expérimentations.

Le principe de progression va donc régir toute votre transition alimentaire. Durant ce laps de temps, vous allez doucement basculer vers votre nouvelle diète, adopter de nouveaux réflexes et de nouveaux comportements. Dans cet article, je vous propose quelques pistes, ce que je nomme les grandes étapes d’une transition alimentaire et qui vont vous permettre d’atteindre vos objectifs tout en douceur et préparer votre corps à cette cure de jouvence qu’est le retour à une alimentation saine et naturelle.

1 – Raisonner sa consommation de viande

Un grand pas vers l’hypotoxique ! L’idée se répand maintenant de plus en plus : il n’est nullement besoin de consommer de la viande à tous les repas, bien au contraire. Acidité, surcharge de l’appareil digestif, ce n’est clairement pas la bonne direction. Associez à cela, dans une dimension plus large, la condition animale et vous conclurez par vous-même…

Raisonner jusqu’à, si vous le souhaitez et je vous le conseille, stopper votre consommation de viande va automatiquement vous amener à restructurer vos assiettes. Légumes, fruits, oléagineux, ces mines d’or nutritionnelles vont prendre davantage de place dans vos menus et ce pour le meilleur !

2 – Evincer les produits laitiers et le gluten

Souvenez-vous, le maitre-mot, la progression. Il n’est pas question de stopper brusquement votre consommation de yaourts, de pâes ou encore de fromage. En revanche, l’objectif visé est clairement le 0 absolu.

Il m’est difficile de statuer sur ce point tout en restant bref. L’article pourrait facilement atteindre une longueur que je me refuse et fort heureusement, je ne suis pas aussi consensuel que certains de mes collègues. Les études le montrent, les spécialistes indépendants l’argumentent, le lait n’est pas bon pour la santé.

Pour vous documenter sur la question, je vous propose les excellents ouvrages de Thierry Souccar « Lait, mensonges et propagande » et « Le mythe de l’ostéoporose », ou encore cet extrait d’une conférence du professeur Joyeux qui compare le lait à du poison pour l’homme. Pour ma part, je statue sur la question en avançant ces points :

L’organisme n’est pas équipé pour faire face aux produits laitiers. Ils sont digérés par une enzyme, la lactase, qui n’est présente qu’à l’état résiduel à l’âge adulte.

Les hormones de croissance contenues dans le lait animal sont dangereuses pour l’homme. Initialement conçues pour le veau ou encore le chevreau, leur impact sur le corps humain n’est logiquement pas bénéfique et tend à développer de nombreuses pathologies.

La souffrance animale, à elle seule, devrait raisonner notre consommation de produits laitiers. L’homme n’a jamais été plus vile et cruel qu’envers lui-même ? Documentez-vous sur l’industrie laitière, vous ne verrez sans doute plus votre verre de lait de la même façon.

La question du gluten n’est pour moi, là encore, plus à débattre. Cette protéine, que l’on retrouve principalement dans le blé, est en premier lieu responsable d’un grand inconfort intestinal chez beaucoup d’entre nous. Si lesdits intolérants représentent une minorité, les personnes réactives au gluten sont, elles, bien plus en nombre.

Ensuite, parler du gluten, c’est parler de perméabilité intestinale. Et là, on approche d’office des conséquences bien plus lourdes sur l’organisme comme les maladies auto-immunes ! Dans notre appareil digestif, les cellules sont reliées entre elles par ce qu’on appelle des « jonctions serrées ». Ces jonctions empêchent les mauvais éléments de passer à travers la paroi de l’intestin tandis que les bonnes molécules, elles, sont absorbées et passent dans le sang par effet de diffusion (leur absorbtion est donc un mécanisme passif).

Jusque-là tout se passe bien, le système digestif fait son travail et permet un apport sain en eau, minéraux et nutriments, tout en rejetant les éléments indésirables. Mais que se passe-t-il si ces jonctions sont altérées ? Et bien il en résulte des conséquences catastrophiques ! La paroi intestinale se met à absorber des éléments qui n’auraient jamais dû l’être, et qui vont perturber le fonctionnement de l’organisme à des niveaux très divers et plus ou moins graves.

Vous l’aurez compris, les « jonctions serrées » font office de filtre et leur bon fonctionnement est essentiel. Et tout cela nous amène à une question : quels sont les éléments qui perturbent cette perméabilité intestinale ? Et bien selon les dernières recherches, la perméabilité intestinale serait majoritairement régulée par une protéine, la zonuline, que l’on pourrait considérer comme une hormone. Malheureusement, on ne connait pas encore tous les facteurs capables de perturber la zonuline.

Comme l’avance Thierry Souccar, il est fort probable que les perturbateurs endocriniens ou encore les pesticides soient en cause, mais l’alimentation semble être la principale source. Les études menées jusqu’à ce jour sur l’alimentation montrent que l’aliment qui provoque la plus forte production de zonuline est le blé moderne, chez les personnes dites intolérantes comme chez les personnes « saines ».

Pour en savoir plus, je vous recommande vivement l’excellent ouvrage de Julien Venesson « Gluten, comment le blé moderne nous intoxique ». Ses ouvrages sont reconnus par la communauté scientifique et sont tous des références de la nutrition santé et de la nutrition du sport.

Dans une dimension purement pratique, le lait et le gluten sont très simples à remplacer. Le lait de coco peut par exemple très facilement remplacer la crème fraiche, que ce soit pour une sauce ou une préparation. Les laits végétaux assurent une transition idéale de la simple dégustation à la réalisation de recettes.

Pour en finir avec les produits laitiers, le beurre trouvera de très bons relais avec l’huile de coco et l’huile d’olive. Quant aux produits contenant du gluten, le riz ou le quinoa sont de très bonnes options pour remplacer les pâtes, et les farines de riz, de châtaigne, de pois chiche ou de maïs vous offrent de très bonnes alternatives à la farine de blé.

Pour des astuces culinaires et des tonnes d’idées recettes, je vous recommande vivement « Cuisinez gourmand sans gluten, sans lait, sans œufs… » de Valérie Cupillard. La première partie de son livre traite des alternatives au gluten et au lait en proposant de nombreuses astuces.

3 – Agir sur la provenance de vos aliments

Agir sur la provenance des aliments, voilà un très bon moyen de détoxifier votre garde-manger. En vous rapprochant de produits frais et donc naturels, et en cuisinant vous-même à partir d’aliments de base, vous tronquez une source d’aliments polluée, vecteur de pollution environnementale et de souffrance humaine contre une source généralement locale, une source bâtie à l’échelle humaine et bienfaisante.

Ce que j’entends par là ? Que la tomate achetée de saison chez le maraicher du coin, bio ou raisonné, au profit d’une tomate calibrée d’un hypermarché, est d’autant plus saine qu’elle profite à votre ami des champs et n’alimente en rien la tenaille des producteurs surexploités par les grandes surfaces.

Agir sur la provenance des aliments, c’est « monter en gamme ». Le sucre blanc ou encore les farines raffinées sont de véritables coquilles vides. Un 0 nutritionnel aux effets plus que néfastes. A l’instar de ces produits, le sucre complet, le sucre de canne, les farines de riz complètes, de châtaigne, ou encore de millet sont eux, d’une extrême richesse et d’une saveur sans égal. Avec ce type d’aliment, vous potentialisez clairement vos apports !

4 – Acquérir une base de connaissances en nutrition et développer son esprit critique

Pour comprendre les mécanismes clés du fonctionnement de notre corps et nous comprendre nous-même, pour ne pas se sentir cloisonné dans une dynamique alimentaire que l’on ne comprend pas et pouvoir moduler son plan alimentaire en fonction de ses goûts et de ses préférences, pour être autonome et capable de reconnaitre l’authenticité d’une information divulguée ici et là. Pour tout cela et plus encore, il est important d’acquérir une base de connaissances en nutrition.

Par la lecture d’ouvrages, d’articles de presse ou d’articles en ligne, il est possible de se construire simplement et rapidement de solides bases. Et fort heureusement, en France, il existe une foule de personnalités aussi intéressantes que pédagogues, spécialisées dans la vulgarisation scientifique et qui, avec des mots simples, peuvent facilement vous enseigner les concepts fondamentaux de la culture santé.

Dans la section « Lectures », se trouve justement une sélection d’ouvrages et de sites internet de qualité. Ces derniers ont fait leurs preuves et figurent désormais parmi les références incontournables.

5 – Intégrer la notion d’interdépendance

Le corps humain et les mécanismes qui le composent fonctionnent tous de concert. Il n’est pas un mécanisme qui n’ait d’impact sur un autre, qui n’ait pas lui-même d’impact sur un autre, et ainsi de suite.

Prenez un jeune homme motivé et pleinement impliqué dans un programme d’entrainement à la course à pied hautement sophistiqué. Efficientes sur tous les fronts, ses séances seraient une voie sûre pour le rendre à même de performer rapidement.

La question est simple : qu’en est-il de notre jeune homme et de ses performances si, en marge de chaque séance, ses repas se résument à de la restauration rapide et si ses nuits de sommeil ne dépassent pas cinq heures ? Il est évident que le meilleur programme d’entrainement n’a pas la moindre chance de réussite s’il n’est pas accompagné d’un certain nombre d’évidences.

Et ces évidences sont directement liées à l’interdépendance des différents mécanismes du corps humain. La perte de poids est un autre exemple. Elle n’est pas seulement régie par l’exercice, elle dépend principalement de l’alimentation mais sous-entend également un sommeil de qualité, une hydratation cohérente, et même une approche psychologique adéquate.

Quels que soient vos objectifs, la santé et le dynamisme passent par la compréhension du corps et de son fonctionnement. L’interdépendance est très certainement la notion première, et la prendre en compte vous propulse automatiquement dans la bonne direction.

Soigner son sommeil, porter de l’attention à son hydratation tout au long de la journée, mais aussi penser à s’étirer, à se dépenser, à s’auto-conditionner avant une épreuve (qu’elle soit sportive ou professionnelle), tout a de l’importance au regard de votre vitalité.

L’article se fait long et l’heure est désormais à la conclusion. Bien qu’abordées brièvement, ces cinq notions représentent pour moi un axe de travail essentiel. Si de nombreux détails et références tant scientifiques que littéraires manquent par nécessité de réduire l’article à un format relativement digeste, la section commentaires peut tout à fait faire suite à votre réflexion.

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