Coaching Fruité

Bien manger, c’est autant dans l’assiette que dans le sourire

Alors, voilà le plan :

Aujourd’hui, quand on parle de « bien manger », il y a deux discours.

D’un côté, tu as une approche classique faite de chiffres, de grammages, de règles complexes et dans laquelle la dimension psychologique est tout bonnement inexistante. Une vision complètement déconnectée de la réalité qui fonctionne très bien sur le papier mais qui n’a aucune conscience de ce qu’est vraiment l’être humain.

Et de l’autre, tu as une vision beaucoup plus jeune, beaucoup plus douce et qui se base sur la science moderne. Une approche innovante et basée davantage sur l’intuition, sur le fait que nous ne sommes pas des robots, qu’on ne modifie pas ses habitudes comme des lignes de code sur un ordinateur.

Un vent de modernité qui souffle sur un discours « old school » en complet décalage avec les réalités du monde moderne, et une brume qui se dissipe enfin sur les routes du bien-manger.

Alors, concrètement, quand on dit « bien manger », de quoi on parle ?

Et bien pour commencer, c’est quelque chose qui n’est pas universel MAIS PROPRE A CHACUN.

Il y a de grands principes à respecter, mais pas de modèle absolu.

C’est quelque chose qui intègre autant ce que l’on ingère et donc une dimension très « physique », que notre mental et donc une partie très « psychologique ». Et ça, j’ai une valise pleine d’études qui le démontrent (on le verra plus tard dans cet article).

Ce que je propose souvent pour placer le bien-manger sur la carte, c’est de visualiser deux cercles qui s’entrecoupent. Le premier représente le nutritionnellement parfait, et le deuxième, celui du plaisir en cuisine et à table.

ET LA ZONE OÛ SE CHEVAUCHENT CES DEUX CERCLES, C’EST NOTRE DESTINATION !

Un espace PROPRE A CHACUN qui réunit la simplicité de cuisiner, le plaisir de manger et la qualité nutritionnelle. De quoi placer son alimentation au cœur d’une santé de fer définitivement !

Bien manger

En dehors, en revanche, rien de sûr…

Se tourner exclusivement vers le plaisir des papilles t’amène parfois loin des besoins du corps et le fait rapidement peiner.

Et c’est pareil pour l’autre extrême. Viser l’idéal nutritionnel et oublier son plaisir, c’est accumuler de la frustration qui tôt ou tard viendra jouer les trouble-fête : sous la forme d’écarts démesurés, de relâchements plus longs, mais pas seulement ! La frustration perturbera les curseurs du bien-manger avant même les abus de compensation.

LA FRUSTRATION, C’EST TON PIRE ENNEMI ! Elle agit sur tes comportements alimentaires et t’amène droit vers des snacks abusifs et des repas trop denses, MAIS CE N’EST PAS TOUT ! Elle agit plus tôt encore sur la digestion, l’absorption des nutriments, le métabolisme ou encore l’acidité de l’organisme.

Bien manger, Le procès de la frustration

Les chercheurs étudient l’impact du mental sur les différents mécanismes du corps humain depuis des dizaines d’années maintenant. Certains y ont même dédié leur carrière ! C’est le cas d’Alia Crum, qui a démontré avec une expérience ingénieuse que ce que l’on pense de notre assiette affecte directement notre métabolisme.

Voilà ce qu’elle a fait.

Elle a fait boire à deux groupes de sujets le même milkshake présenté dans deux emballages différents.

Le premier emballage indiquait peu de calories, peu d’ingrédients et inspirait globalement une grande qualité nutritionnelle

L’autre, c’était l’inverse. Un design agressif annonçant des additifs et une charge calorique forte.

Les sujets ont donc bu leur milkshake et Alia Crum est allée analyser le comportement de la ghréline, une des hormones de la faim. Plus elle augmente en concentration, plus elle va diriger tes comportements vers la nourriture. En quelque sorte, elle tu dis « tu as faim, va manger ».

Et lorsque tu manges, sa concentration dans le sang chute : c’est la satiété. Petite parenthèse ici, sa chute n’est pas instantanée, c’est pour ça qu’il faut manger lentement en prenant bien le temps de mâcher, pour laisser le temps au corps de « comprendre » que tu n’as plus faim via la ghréline.

Et il y a autre chose : plus la chute de la ghréline est marquée, plus la satiété est prononcée, logiquement, mais plus le métabolisme semble s’accélérer. Comme si ton corps se disait : « bon, tu as bien mangé, maintenant, on brûle tout ça ».

Et ce qu’Alia Crum a observé avec son expérience, c’est que les sujets qui avaient bu le milkshake avec le « bon emballage », qui pensaient donc avoir mangé quelque chose de bon pour eux, ont présenté une chute de la ghréline jusqu’à 3 fois plus brutale que chez les sujets ayant bu le milkshake avec le « mauvais emballage ».

Alors, qu’est ce que cela veut dire ?

Et bien déjà que nous pouvons revoir notre vieille conception du « bien manger » : ce que tu penses de ce que tu manges a un énorme impact sur la façon dont ton corps gère cette nourriture ! Si tu es frustré(e), ça va peser du même côté de la balance que la malbouffe.

Manger sainement, ça ne veut plus seulement dire manger de façon saine sur le plan nutritionnel.

Conclusion ? La frustration influence tes comportements mais aussi toute ta mécanique nutritionnelle (digestion, absorption, etc). Et elle s’accompagne d’une double peine : elle t’amène à faire les pires choix, d’une part, et te les fait payer cher en parasitant leur prise en charge par ton organisme.

pas content

Bien manger : une approche à revoir

T’amener à table avec une tête pas possible, même si l’assiette est nutritionnellement parfaite, ça n’a donc aucun sens. Il faut que tu aies envie de manger ce qu’il y a dans ton assiette.

Parce que oui, tu peux la manger cette assiette, on sait exactement ce qu’il y a dedans, on peut contrôler au gramme près ce que tu vas ingérer. Par contre, ce que tu vas absorber, ce que tu vas vraiment métaboliser, ça, c’est une autre histoire. Et si elle ne te fait vraiment pas envie cette assiette… Maintenant tu sais ce qu’il se passe.

Alors revenons un cran en arrière

Cette démarche très maladroite qui vise à cadrer ton alimentation avec des chiffres, des pesées et des restrictions ne donne rien, certes, mais elle n’est pas née d’une lubie absurde ! Les chiffres de santé sont bels et bien alarmants, et la situation nous impose de réagir. Seulement, après 40 ans d’échec total, il nous faut revoir notre approche et changer notre fusil d’épaule.

Surtout qu’en plus de ne pas fonctionner, ELLE FAIT DES VICTIMES !

Concrètement, si je t’alarme sur ton alimentation et que je te parle de ce qui t’attend, que je pointe du doigt tout ce qui ne va pas dans ton assiette (avec le jugement qui va forcément avec), je t’évite peut-être le diabète mais je te propulse aussi dangereusement vers les troubles du comportement alimentaire. Et à ce prix, je ne pense pas que l’on soit gagnant. Tu vois l’idée ?

Alors quand on sait que bien manger, ça n’a rien de compliqué, QU’IL N’Y A PAS QU’UNE FAÇON D’Y PARVENIR et que parmi tous ces chemins il y en a forcément un qui te te fait débouler à l’heure du repas avec le sourire et l’envie, on a plutôt envie de te donner une boussole !

Refaisons un tour des infos

Si on récapitule : il faut améliorer notre alimentation. Les chiffres de santé nous le disent, la situation est urgente. Les aliments sont de plus en plus sucrés, gras et transformés, L’ASSIETTE EST A LA DÉRIVE. Il faut réagir.

Et pour ce faire, si nous voulons aboutir à UNE VRAIE SOLUTION, une solution solide et durable, il nous faut absolument prendre en compte l’aspect psychologique de notre dynamique alimentaire. Nous devons associer l’objectif nutritionnel au plaisir et éviter A TOUT PRIX la frustration.

L’approche idéale du bien-manger

L’enthousiasme, ça me connait ! Si tu me suis sur les réseaux sociaux, tu sais que j’adore partager ma joie de vivre. Et je pense qu’ici la philo peut nous aider. Marc Aurèle écrivait dans ses carnets que chaque chose a deux anses. Concrètement, il nous explique qu’il y a plusieurs façons d’appréhender la même idée.

Mon exemple favori, c’est la canette de coca. Si tu la tiens devant toi, debout (capsule vers le ciel), le bras tendu, ce que tu vois en 2D, c’est un rectangle. En revanche, si tu la prends comme une longue vue, ce que tu vois en 2D, c’est un cercle.

Il s’agit du même objet et pourtant, tu peux le décrire avec deux formes totalement différentes.

bien manger

ET BIEN C’EST LA MÊME CHOSE AVEC L’ALIMENTATION !

Si je regarde ton assiette et que je pointe du doigt tout ce qui ne va pas, et donc ce qu’il faut changer, et que nous le retirons, on crée un trou. On enlève les choses que la plupart du temps tu préfères, et tu te retrouves à les combler – bien souvent à la va-vite et donc sans prendre le temps de vraiment sélectionner des alternatives que tu aimes autant. Bref, on a tout faux : ICI, BIEN MANGER DEVIENT CONTRAIGNANT.

En revanche, si on souligne ensemble tout ce que tu fais de bien (parce qu’il y a toujours d’excellents points positifs à relever) et qu’on l’accentue, on sécurise les piliers de ton assiette, on les renforce avec des aliments aux saveurs similaires et donc d’une part on multiplie tes chances de faire de belles découvertes et d’autre part on augmente les bons points de ton alimentation.

On laisse tranquillement tous ces nouveaux ingrédients prendre de plus en plus de place dans ton alimentation, PARCE QUE TU LES AIMES et que de toi-même tu les cuisines plus régulièrement, si bien que les points faibles de tes assiettes ont de moins en moins de place. Jusqu’à parfois disparaitre sans même que tu t’en sois rendu(e) compte ! Pas mal, non ?

Selon moi, il suffit de peu pour simplifier la nutrition et rendre le bien-manger évident et pratique.

C’EST UNE QUESTION D’APPROCHE

Montrer des poumons perforés sur des paquets de cigarettes ne fait absolument pas diminuer le tabagisme, il est même prouvé que cela RENFORCE LE COMPORTEMENT. Et bien il en va de même avec le discours obsolète d’une nutrition difficile, qui se calcule et pèse ses assiettes.

Fort heureusement, la science commence enfin à se faire entendre et met maintenant de nouveaux outils à notre disposition.

Pour te rendre compte à quel point bien manger peut-être simple, tu peux lire mes articles :

Tu peux aussi lire mon livre « Le grand guide du petit-déjeuner » (bientôt disponible sur le site) pour voir à quel point il est facile de bien faire, et surtout, qu’il n’y a pas qu’une façon de bien faire.

petit-déjeuner

Et bien évidemment, pour t’en convaincre et voir avec moi comment utiliser cette approche pour améliorer ton alimentation et/ou perdre du poids, tu peux participer à mes sessions coaching en groupe. La liste d’attente pour la prochaine session est maintenant ouverte.