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Arrêtez les somnifères, ils tuent ! Essayez plutôt ça

Le manque de sommeil est aujourd’hui devenu monnaie courante. Selon Matthew Walker, directeur du laboratoire de recherche sur le sommeil de Berkeley, un adulte sur deux n’obtiendrait pas le sommeil nécessaire et ce, sans parfois même le savoir.

Une statistique éloquente qui confère au manque de sommeil un caractère épidémique très largement souligné par l’Organisation Mondiale de la Santé. D’après cette dernière, il est désormais question de problème de santé globale

Conséquence tragique : la prise de somnifères s’est fortement démocratisée et tend aujourd’hui à devenir quasi-automatique dès les premières difficultés à l’endormissement. Une réponse médicamenteuse banalisée derrière laquelle se cache une terrible vérité : les somnifères tuent, et ils le font très, très vite !

Qu’est-ce qu’un somnifère ? Pourquoi sont-ils dangereux pour la santé ? Est-ce la seule solution pour traiter les problèmes de sommeil ? Passons de surprises en frissons à travers un article qui, rassurez-vous, se termine bien.

Le sommeil et sa myriade de bénéfices

Le sommeil est à la base de notre santé. Il s’agit du processus de restauration le plus actif mis en place par notre organisme et son étude ne cesse de nous surprendre.

A la fois soutien indispensable des défenses immunitaires, maintient de la santé métabolique, support essentiel de la vie microbienne, régulateur émotionnel, moteur cognitif et intellectuel, le sommeil est intimement lié à notre condition physique et à la santé de notre système cardio-vasculaire.

Un mécanisme si efficace qu’il nous est encore impossible d’apporter à l’organisme, d’une quelconque autre manière, un tel soutien et une maintenance aussi globale et complète de notre santé physique, psychologique et cognitive.

Anatomie d’un somnifère

Aucun médicament n’est donc capable d’induire un sommeil naturel, et les somnifères n’y font pas exception. Ils ciblent les mêmes mécanismes que l’alcool et entravent ainsi l’activité des cellules du cerveau, empêchent les neurones de fonctionner et mettent KO les hautes régions de votre cortex cervical.

En d’autres mots, votre cerveau est sédaté. Il est éteint alors même qu’il devrait connaitre une période d’activité très intense et complexe. Et le fait que vous fermiez les yeux et que vous ne les rouvriez qu’au petit matin ne veut absolument pas dire que vous avez dormi, preuve en est !

Si vous observez les ondes cérébrales du cerveau en sommeil profond sous somnifère, leur signature électrique et leur qualité apparaissent clairement amoindries comparées à celles observées durant le sommeil naturel. On constate même une absence des plus hautes fréquences !

Somnifère et dépendance

Les somnifères sont classés dans la catégorie des drogues dites sédatives au même titre que l’alcool. Et qui dit drogue dit accoutumance et dépendance ! Le premier danger dans le cas des somnifères est un phénomène que l’on appelle l’insomnie rebond. Les symptômes réapparaissent à l’arrêt du traitement du fait de la dépendance et ce, parfois, de façon plus marquée. L’insomnie rebond se fait alors plus franche que l’insomnie d’origine !

L’autre danger direct concerne la quantité et la fréquence. De nombreux consommateurs se retrouvent facilement pris au piège dans un cercle vicieux « somnolence – café – insomnie ». Au matin, vous êtes somnolent du fait de la sédation et du peu de repos occasionné par votre nuit sous somnifère, alors vous consommez davantage de café pour vous réveiller. Café qui, consommé plus que de raison, vous amène à prendre des somnifères pour combattre des difficultés à l’endormissement alors imputables à la caféine. Le lendemain matin, vous vous sentez de nouveau somnolent, et tout recommence. Et s’accélère !

Somnifère et placebo

Les somnifères ne font donc pas dormir au sens propre du terme et nous avons vu pourquoi. Essayons maintenant de déterminer à quel point il est possible de remettre en cause leur intérêt avec les résultats d’une méta-analyse extrêmement probante.

Une équipe composée de médecins et de chercheurs a récemment examiné toutes les études publiées en dates sur les somnifères les plus récents et les plus consommés.

T.B. Huedo-Medina, I. Kirsch, J.Middlemass et al., « effectiveness of non-benzodiazepine hypnotics in treatment of adult insomnia : meta-analysis of data submitted to the Food and Drug Administration »

Ils ont comparé 65 études « substance contre placébo » portées sur presque 4500 personnes. Globalement, les personnes ayant pris un somnifère ont subjectivement rapporté un endormissement plus rapide et un sommeil plus profond avec moins d’interruptions.

Seulement, ce n’est pas ce que les enregistrements de leur sommeil en laboratoire ont révélé. En réalité, il n’y avait à chaque fois aucune différence concernant la profondeur du sommeil. Les somnifères comme les placébos ont systématiquement réduit le temps d’endormissement, et ce de 10 à 30 minutes seulement ! En d’autres termes, les somnifères ne montraient pas de bénéfices objectifs qu’un simple placébo ne pouvait apporter.

En conclusion de cette analyse, le comité a décrété que les somnifères n’offraient qu’une légère amélioration subjective du délai d’endormissement. Et le rapport qui en résulte mentionne « une importance clinique plutôt faible et questionnable » quant à leurs effets.

Des chiffres alarmants

Inefficaces et… incroyablement dangereux ! La dangerosité des somnifères est aujourd’hui clairement démontrée par de très nombreuses études dont celle du professeur Kripke.

Logiquement sujettes à la controverse, ses découvertes s’articulent autour d’une corrélation terrifiante : les individus consommant des somnifères sont plus susceptibles de développer un cancer et de décéder, et ce, de manière significative !

D.F. Kripke, R.D. Langer, and L.E. Kline, “Hypnotics association with mortality or cancer: a matched cohort study”.

L’incroyable augmentation de la consommation de somnifères dans les années 2000 a permis aux scientifiques de disposer d’une très grande quantité de nouvelles données. Collectées sur plus de 10 000 personnes, les données analysées par le professeur Kripke ont très vite révélé une corrélation systématique entre la prise de somnifères et le décès au cours de la période d’étude (quelques années seulement !).

La comparaison s’est effectuée sur plus de 20 000 personnes d’âge, de genre et d’état de santé initial similaires. Et le professeur Kripke était en possession d’informations suffisantes pour écarter tout facteur confondant comme le niveau d’exercice physique, l’indice de masse corporel ou encore la consommation d’alcool et de tabac.

L’ampleur de ces effroyables dispositions ? Kripke s’est penché sur une période très courte suivant la prise de somnifères : 2 ans et demi. Et les données sont claires, les consommateurs ont 4.6 fois plus de risques de décéder !

En approfondissant l’analyse, on peut clairement apercevoir une corrélation entre la fréquence de consommation et les statistiques de décès. Les gros consommateurs (132 pilules par an) ont jusqu’à 5.3 fois plus de risques de décéder dans les 2 ans et demi suivant la prise !

Plus alarmant peut-être : l’augmentation des risques pour les petits consommateurs (18 pilules par an) de 3.6 fois.

Le professeur Kripke n’est pas le seul spécialiste à avoir rapporté ce type de conclusions. Plus de 15 analyses de données menées par différents groupes de chercheurs à travers le monde ont également montré cette corrélation.

Des statistiques aux études

Que se passe-t-il concrètement ? Par quel mécanisme les somnifères causent-ils la mort de milliers de consommateurs ? Et qu’en dit la science ? Il ne s’agit jusque-là que de données analysées par des chercheurs, que de conclusions statistiques. Qu’en est-il sur le plan biologique ?

La réponse va vous sidérer : nous ne pouvons émettre que des hypothèses. Et pourquoi ? Parce qu’obtenir une réponse nette à ces questions, c’est mettre en place une étude avec un protocole, des scientifiques et… des cobayes. Et ça, ce n’est pas possible. Une telle étude ne verra jamais le jour car, comble de l’ironie, aucun comité d’éthique n’accepterait qu’une telle étude soit menée compte tenu des risques apparents de décès bien trop importants et de l’aspect cancérigène d’ores et déjà associé à la prise de somnifères.

Les somnifères sont trop dangereux pour être testés mais les prescriptions se multiplient tout de même et de nombreux pays permettent leur mise à disposition sans ordonnance.

Trop gros pour être vrai ? Pour comprendre comment une telle situation est rendue possible aujourd’hui, Matthew Walker nous propose une excellente comparaison. Star wars, une des plus grandes sagas de l’histoire du cinéma, c’est 3 milliards en 40 ans. L’ambien, le somnifère le plus vendu aux USA, c’est 4 milliards en 2 ans… Vous comprenez ?

Une méthode réellement efficace pour lutter contre les problèmes de sommeil

Aussi surprenant que cela puisse paraitre, la méthode la plus efficace pour lutter contre les problèmes de sommeil, à l’heure actuelle, est non-médicamenteuse ! Il s’agit d’une thérapie cognitive développée dans les années 60 qui consiste en une petite dizaine de rendez-vous avez un spécialiste du sommeil durant lesquels il sera question d’hygiène de vie.

Le patient repartira avec un certain nombre d’actions à mettre en place, de petites corrections à apporter à son mode de vie pour favoriser l’endormissement et le sommeil réparateur.

Établir une heure de coucher et de réveil régulière, aller au lit uniquement lorsque l’on se sent fatigué, éviter de s’endormir sur le canapé, ne jamais rester au lit éveillé et s’occuper plutôt tranquillement en attendant l’envie de dormir… Mises bout à bout, ces bonnes habitudes forment un appel puissant, une routine propice au sommeil capable d’améliorer le quotidien de millions de personnes.

Je parle davantage de cette thérapie cognitive et des astuces pour mieux dormir dans mon guide disponible en téléchargement gratuit. J’y liste des recommandations et je donne de nombreux exemple pour les appliquer facilement au quotidien.

Découvrez la méthode la plus efficace a l’heure actuelle pour lutter contre les problèmes de sommeil

En conclusion

L’épidémie de manque de sommeil est probablement notre plus grand challenge de santé à l’heure actuelle. Ses conséquences sur l’organisme sont relativement lourdes et sous-jacentes, et notre recul aussi bien scientifique que statistique nous permet aujourd’hui de faire des liens très sérieux avec les différentes problématiques majeures de santé.

Et le challenge est double puisque la solution à laquelle nous avons majoritairement recourt s’avère être un leurre aussi inefficace que dangereux. Les somnifères ne provoquent pas le sommeil, permettent tout au plus de gagner quelques minutes à l’endormissement et sont dangereusement reliés au déclin foudroyant de l’organisme.

Un leurre aussi inefficace que dangereux que l’on privilégie pourtant au détriment d’une méthode non-médicamenteuse certifiée la plus efficace pour lutter contre les problèmes de sommeil par la communauté scientifique. Une méthode qui fait malheureusement face à notre notre fâcheux recourt systématique aux médicaments et à un commerce d’envergure.

Fort heureusement, il est très simple d’agir sur ses problèmes de sommeil. Il existe de très nombreuses actions à mener avant d’avoir recourt à une quelconque médication et bon nombre d’entre elles vous apporteront des bénéfices au quotidien. Trouver un exutoire et évacuer le stress, diminuer l’exposition aux écrans, rythmer ses levers, ses couchers…

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