Coaching Fruité

7 bonnes habitudes pour ancrer sa zénitude

Alors, voilà le plan :

Être plus zen, ancrer sa zénitude pour en faire un pilier de nos journées, et si ça ne tenait finalement qu’en quelques habitudes très simples à mettre en place ?

Pas besoin de te lancer dans un long périple en direction d’un temple zen au fin fond d’une forêt et de percer des secrets mystiques : IL Y A 7 RÉFLEXES que tu peux prendre dès aujourd’hui et qui ont le pouvoir de drastiquement changer les choses.

Trop beau pour être vrai ? On pourrait le croire oui, parce qu’au fond, tout le monde veut être plus au calme, être plus zen et profiter de chaque moment de sa journée avec une profonde sérénité, gérer les aléas avec un stoïcisme à toute épreuve, garder sa bonne humeur du matin au soir, se concentrer sans effort sans être rattrapé par des pensées négatives.

Tout le monde veut plus de légèreté. DONC SI C’ÉTAIT AUSSI SIMPLE, CA SE SAURAIT, NON ?

Et bien… ce qu’on peut très facilement observer, c’est que même si tout le monde souhaite globalement être plus zen, quand il devient concrètement question de passer du temps à bâtir cette stabilité émotionnelle… peu vont jusqu’au bout et investissent 10 minutes pour un méditation le matin ou 10 minutes pour des étirements et de la relaxation le soir

Peu échangent leur téléphone contre un livre sur le canapé après manger, se posent 5 minutes pour écrire en rentrant du travail quand quelque chose les tracasse, s’autorisent à rester au calme quand ils n’ont pas bien dormi et sécurisent un peu d’activité physique tous les jours pour entretenir la chimie et l’élan du plaisir dégourdi.

Se remettre soi-même au centre de ses priorités, aligner cette envie d’un calme plus ancré dans notre quotidien et pas seulement passager, c’est à la portée de tous, et c’est à la portée de quelques bonnes habitudes toutes simples à prendre.

L’idée, en les appliquant, c’est de ne plus laisser les évènements de la journée te trimbaler d’émotions en réactions.

Comme je le dis tout le temps, ça ne te permettra pas d’éviter les problèmes, mais ça te donnera l’opportunité d’y répondre sans te laisser vampiriser.

1 – Dormir 8h chaque nuit

Commençons par la base ! Ce qu’il faut comprendre avec le sommeil, c’est qu’il s’agit de notre état de maintenance par excellence. C’est ici que tous les niveaux reviennent à zéro, que toutes les accumulations se libèrent et qu’absolument tous nos mécanismes retrouvent leur équilibre.

D’ailleurs, on en parle dans l’article « Pourquoi dormir aide à la perte de poids », en se penchant sur la perturbation de l’équilibre hormonal, l’accentuation des pulsions alimentaires et d’une manière générale, la modification des comportements alimentaires avec le manque de sommeil.

Ces 100 dernières années, nous avons beaucoup avancé dans notre compréhension du sommeil et la place qu’on lui donne dans les fondements d’une bonne santé a progressivement évolué.

En premier lieu, il n’apparaissait même pas dans notre représentation de la pleine santé. On citait l’activité physique et l’alimentation comme les deux seuls piliers et le sommeil était tout bonnement hors champ.

Puis il a fait son apparition comme troisième pilier, avant, quelques années et de remarquables découvertes plus tard, de ne plus être considéré comme un pilier de la pleine santé mais carrément comme le socle sur lequel reposent les deux piliers que sont l’alimentation et l’activité physique.

Ce dont on s’est aperçu, c’est que sans sommeil, le potentiel d’une bonne assiette et de la plus parfaite des routines sportives est quasi nul, tout bonnement !

Aujourd’hui donc, on le sait, le sommeil, c’est la base. La base de la santé, et pour se raccrocher à notre sujet du jour, c’est LA BASE DE NOTRE ÉQUILIBRE ÉMOTIONNEL.

Ce qu’il se passe, c’est qu’en dormant, on renforce le lien entre deux parties du cerveau aux rôles très différents.

D’un côté nous avons notre amygdale, une partie du cerveau associée aux émotions fortes et brutales comme la colère ou la rage, et qui se retrouve au centre de notre instinct de survie.

De l’autre, notre avons le cortex préfrontal, que l’on peut considérer comme « la cabine du capitaine » et qui est derrière notre rationalité, notre pensée logique et notre prise de décision.

De base, notre amygdale est très active. Et c’est grâce à un contrôle inhibiteur du cortex préfrontal que nous ne devenons pas de véritables ninjas enragés lorsque l’on fait tomber son stylo par exemple.

Concrètement, notre cortex préfrontal « freine » notre amygdale en permanence.

Un peu comme notre cœur qui naturellement bat plus vite et dont le rythme est freiné par le système nerveux autonome (c’est ce qui fait d’ailleurs que les personnes greffées ont un cœur qui bat plus vite que la normale : on ne parvient pas à recréer la même densité nerveuse autour de l’organe et donc la même intensité de freinage).

Le hic avec le manque de sommeil, c’est donc qu’on ne fortifie plus suffisamment le lien entre l’amygdale et le cortex préfrontal.

RÉSULTAT : ON EST IRRITABLE !

On manque de patience, on s’énerve très vite, on ne s’équilibre plus aussi bien entre l’émotionnel et le rationnel, on perd notre connexion au réel et on se retrouve hors phase avec notre environnement. Nos réactions tendent à vite devenir inappropriées et nous peinons à considérer correctement le contexte des évènements.

Comme le dit Matthew Walker, on est alors pied au plancher sur le plan émotionnel, et nous n’avons plus aucun frein.

Rester zen, ce n’est plus alors une question de volonté ou d’effort, c’est une question de neurochimie. Et on fait face à un adversaire beaucoup trop fort pour nous !

Pour chiffrer ce phénomène, même si cela reste très abstrait, on observe une amplification de 60% de la réaction émotionnelle par le biais du manque de sommeil.

Inutile donc de chercher plus loin, la BASE ABSOLUE DE TOUTE DÉMARCHE VERS LA ZÉNITUDE, c’est 8h de sommeil chaque nuit !

Aucune technique, aucune méthode, aucune lecture, aucune pratique, absolument rien n’est en mesure de t’amener durablement dans le calme si tu manques de sommeil.

Et si tu te retrouves tenté(e) de négocier ces 8h avec toi-même (ça nous arrive tous), je te propose la lecture d’un article que j’ai publié sur le site Juste Naturo et qui explique le véritable écart entre une nuit de 8h et une nuit de 6h. Comme tu peux t’en douter, il ne s’agit pas seulement de 2h de sommeil en moins…

2 – Pratiquer des exercices de respiration

Maintenant que le socle de notre zen est posé, passons au premier grand pilier à installer dessus : la respiration.

Ici, on est typiquement dans l’habitude très simple à mettre en place, DONT LE POTENTIEL EST ÉNORME, et qui pourtant passe à la trappe la plupart du temps.

Ça peut paraitre exagéré de prime abord mais crois-moi, l’impact de la respiration sur l’ensemble du corps et de ses mécanismes est complètement bluffant.

Tu peux améliorer ta posture, réduire l’inflammation, réduire l’acidité, améliorer le fonctionnement de ton foie, de tes reins et de globalement tous les composants de ton corps !

Et pour notre zénitude ? Concrètement, LA RESPIRATION EST NOTRE LEVIER LE PLUS PUISSANT SUR LA MÉCANIQUE PROFONDE DU STRESS et nous permet de le gérer à la racine.

Voilà comment ça marche. Tout part de notre système nerveux autonome, qui détecte les dangers potentiels et enclenchent des sortes de « modes de fonctionnement pré-enregistrés » pour le corps tout entier.

Pour s’en rendre compte, il suffit de repenser à la dernière fois que quelqu’un t’a fait peur en te surprenant, ou que quelque chose est tombé derrière toi. Ton cœur est parti dans les tours, tu t’es senti(e) un peu comme Spiderman quand il détecte un danger, tu as peut-être eu un coup de chaud, bref, ton corps a manifesté des signes on ne peut plus perceptibles.

En fait, en moins d’une seconde, ton corps a augmenté sa température, envoyé beaucoup de sang dans tes jambes pour te permettre de détaler en vitesse et d’assurer le potentiel 100m de ta vie, et ton cœur, comme le moteur d’une vieille voiture, a eu droit à un coup de starter démentiel pour faciliter le démarrage en côte…

La liste est aussi longue qu’impressionnante et nous permet de voir à quel point tout se passe très vite, à une échelle complètement différente de la nôtre, et dans des proportions qui nous dépassent.

Si ça t’intéresse, on décrypte tout ça dans des ateliers en ligne très régulièrement sur Coaching Fruité (tu peux consulter l’agenda ici).

D’un point de vue très schématique, il y a trois modes de fonctionnement du corps bien distincts qui nous permettent de répondre au stress de la journée.

Un mode « tout va bien, je suis en sécurité », qui te permet de concentrer toutes ton énergie sur capacités cognitives élaborées (comme ta logique, ta rationalité, la gestion des évènements dans le temps, etc), un mode « quelque chose cloche, il faut que je réagisse » qui te permet de gérer un problème ponctuel en concentrant toute ton énergie sur ta réaction (c’est ce qu’on appelle la réponse combat-fuite) et un mode « c’est foutu, je suis pris au piège » qui globalement équivaut à la chèvre, les 4 pâtes en l’air, qui fait la morte totalement tétanisée face à un prédateur (chez l’être humain, ce mode est à l’origine de crises de panique par exemple).

Tout ça, c’est ton système nerveux autonome qui l’orchestre. Il perçoit les dangers potentiels et déclenche des réponses qu’il trouve appropriées.

Malheureusement, comme on le voit dans mon article « pourquoi nous sommes pessimistes de nature », son système de détection des dangers commence à dater et n’est plus du tout adapté à notre vie moderne. Notre corps va déclencher les mêmes réactions aujourd’hui face à un chef qui hausse le ton qu’il y a 10 000 ans quand nous croisions un ours mal luné.

Résultat, le stress nous ronge plus ou moins vite et ne se fait plus le garant de notre survie comme il y a des milliers d’années mais le feu qui nous consume.

Fort heureusement, nous ne sommes pas pieds et mains liés dans cette histoire, nous avons un moyen d’interagir avec cette mécanique de stress orchestrée par le système nerveux autonome.

Parce que, effectivement, on aurait pu se dire « c’est le système nerveux autonome qui gère tout ça, son rôle, c’est globalement d’assurer le fonctionnement tout ce qui est hors de ma perception consciente comme l’activité du cœur, du foie, des reins, et je n’ai aucun contrôle dessus… je suis condamnée à subir mes coups de stress en toute passivité ».

Mais nous avons bien un point d’entrée dans ce circuit, ET C’EST NOTRE RESPIRATION.

Jusqu’à cette dernière phrase, tes poumons fonctionnaient de manière autonome. Mais désormais, peut-être que tu t’amuses à prendre le contrôle de ta respiration, à allonger les inspirations, les expirations…

Nos poumons sont à cheval entre notre système nerveux autonome et notre champ d’actions conscientes.

Et ce qu’il faut savoir, c’est d’une part que notre rythme respiratoire est fortement lié à notre rythme cardiaque (par exemple, si tu allonges les inspirations et les expirations, tu ralentis ton cœur), et d’autre part que notre cœur est comme un métronome pour le système nerveux autonome, il peut lui dicter des commandes et influencer son activité.

Et là où ça devient très intéressant, c’est qu’en pratiquant des exercices de respiration spécifiques, on peut influencer le cœur de sorte qu’il influence à son tour le système nerveux autonome et module notre état de stress comme aucun autre outil ne peut le faire : A LA RACINE !

On a donc un véritable boulevard du zen qui se dégage avec la pratique d’exercices de respiration et ce avec un investissement en temps plus que raisonnable !

3 à 4 sessions de 10 minutes dans la semaine suffisent à influer une dynamique très positive pour notre zénitude. Et pour des résultats bluffants comme ceux qu’apportent en quelques semaines la cohérence cardiaque (un exercice de respiration très efficace et accessible), il ne faut compter au maximum que 3 sessions de 5 minutes par jour.

Qui peine avec un stress trop pesant sera plus qu’heureux que pouvoir le combattre dans un duel équilibré avec seulement 15 minutes par jour !

Si tu souhaites aller plus loin, je te conseille la lecture de mon article « 5 exercices de respiration pour réduire le stress » dans lequel j’approfondis l’impact de la respiration sur notre stress et je donne plusieurs exercices pour pratiquer au quotidien.

3 – Méditer

Méditer, c’est se lancer dans une activité qui utilise pour base la respiration, et c’est donc s’ouvrir à tout ce que l’on vient de voir.

Mais c’est aussi un moyen supplémentaire d’agir sur notre chimie, notre cerveau et son fonctionnement, et sur notre intellect et nos pensées.

J’aime beaucoup concevoir la méditation comme un bain pour notre esprit. On va se nettoyer de mauvaises pensées qui peuvent nous parasiter en boucle durant la journée et déclencher des ruminations très toxiques pour l’organisme tout entier, pas seulement notre humeur.

En méditant, on réduit l’anxiété, on affine nos réactions aux émotions fortes, on se recentre, on se concentre. On devient observateur de ses propres pensées, on s’en détache et on se libère de leur contrôle.

Andy Puddicombe a une très belle image pour ça : « c’est la différence entre se tenir dehors, sous la tempête, trempé par la pluie, secoué par le vent, et se tenir à l’intérieur et regarder la tempête par la fenêtre ».

Il y a véritable calme à la clé, très appréciable, et dont on s’imprègne pour le reste de la journée.

Là encore, il n’est pas nécessaire d’y passer une heure par jour. Pratiquer 10 minutes par jour est déjà à même de t’apporter des résultats impressionnants !

Pour pratiquer, tu peux te rendre sur Flow Life et te laisser guider par Gwen et moi-même. Tu trouveras sur la plateforme de cours en ligne des méditations disponibles à la carte ou par abonnement, ainsi que des séances de Yoga Nidra dont l’efficacité sur le stress est juste bluffante ! D’ailleurs, je te conseille la lecture de mon article sur le sujet, qui décrypte tous les bienfaits de cette pratique méditative sur le stress et l’anxiété.

4 – L’écriture

Clairement, l’écriture a tout de l’outil sous-évalué. Si tu enchainais 4 ou 5 études mettant en lumière la façon avec laquelle une pratique quotidienne peut réduire l’anxiété, évacuer les pensées toxiques et fluidifier tes réflexions profondes, celles qui découlent sur des choix de vie et des décisions impactantes, tu irais dans l’heure t’acheter un carnet.

En fait, l’écriture a des effets très (très) différents.

C’est un formidable moyen de capturer ses pensées, de les étudier, de comprendre leur provenance, de faire apparaitre des solutions, des idées, de laisser sortir des frictions inconscientes… Avec l’écriture, tu peux te libérer des ruminations en déplaçant ces pensées de ton esprit à ton carnet comme tu aurais déplacé un fichier de ton pc à un disque dur externe (la comparaison n’est pas si fantaisiste que ça, comme nous le voyons dans mon article complet sur les bienfaits de l’écriture).

Et c’est aussi une pratique qui peut t’aider à ancrer le positif, à te donner de l’élan, à alléger ton esprit et désembrumer ton mental.

En fait, tu peux travailler le mal en duel à l’épée et tu peux cultiver le bon comme un jardinier.

Il y a plusieurs façons de pratiquer l’écriture, tu peux t’adonner à l’écriture libre, en laissant sortir tout ce qu’il y a dans ta tête. Ou tu peux te lancer sur des exercices d’écriture, qui te proposent souvent une série de questions auxquelles répondre.

C’est exactement le principe du 5-minute journal ! Et justement, je te propose ici une version Coaching Fruité de cet exercice d’écriture très simple à démarrer. Tu peux télécharger le guide gratuitement en cliquant ici.

5 – La détox de dopamine

La question m’est souvent posée : « qu’est-ce que la dopamine vient faire là-dedans ? ».

Tu vas voir, ça n’a rien de farfelu, et ça risque même de beaucoup te parler.

La dopamine, c’est un neurotransmetteur impliqué dans le circuit de la récompense et qu’on retrouve aussi, notamment, derrière le plaisir, l’attention et la motivation.

Il a le pouvoir de renforcer les comportements qui sont primordiaux pour notre survie en nous les faisant désirer.

En fait, c’est comme si la nature nous avait pris pour des andouilles et que pour s’assurer que l’Homme pense bien à manger et à se reproduire, elle avait placé le plaisir à la clé de ces activités.

Le hic, c’est qu’aujourd’hui, d’autres activités qui elles, ne sont absolument pas déterminantes nous font libérer de la dopamine dans des proportions beaucoup plus importantes, telles qu’elles déstabilisent notre comportement.

La molécule qui est sensée nous rapprocher des activités bonnes pour notre santé se retrouve aujourd’hui dangereusement détournée par le monde moderne.

Faire défiler son feed sur les réseaux sociaux, jouer aux jeux vidéo, ces activités sont à l’origine de véritables décharges de dopamines comparé à la sécrétion obtenue en mangeant, en discutant ou en lisant par exemple.

RÉSULTAT, NOS PRIORITÉS SONT PERTURBÉES. Pourquoi ? Parce que déjà, sur le coup, nous sommes plus à même de choisir un smartphone qu’un livre. La petite particularité de la dopamine, dans son « utilisation » par le cerveau pour nous guider vers ce qu’il pense être les comportements essentiels à notre survie, c’est qu’il nous fournit des avances.

C’est sa manière à lui de nous donner l’envie de passer à l’action. Il commence à libérer de la dopamine alors qu’on commence seulement à envisager l’action, et ce de manière à nous motiver à aller jusqu’au bout.

Notre téléphone nous promettant plus de dopamine qu’un livre, la balance n’est pas équilibrée du tout, nous avons beaucoup plus de chances de terminer avec le téléphone dans les mains.

Mais ce n’est pas tout. A cela s’ajoute un effet d’emballement. C’est à cause de ça que je parle très vite de dopamine quand il est question de retour au calme : avec le temps, le corps s’accoutume à toute cette dopamine

Prenons un exemple très parlant. Je n’ai pas bu d’alcool depuis maintenant 10 ans. Si je buvais un verre aujourd’hui, tu me retrouverais en orbite après quelques minutes et ce de façon certaine !

Mais à l’époque, il m’en aurait surement fallu le quintuple pour être dans le même état. Mon corps, à ce moment-là, était accoutumé à l’alcool.

Et bien pour la dopamine c’est pareil. Si on commence à passer beaucoup de temps sur son téléphone, sur les réseaux sociaux, sur les jeux, sur YouTube, etc, on va habituer notre corps à des standards de dopamine très élevés et on ne sera plus capable de trouver de véritable motivation et de plaisir avec des activités comme lire, travailler sur un projet extra-professionnel, apprendre une nouvelle langue, etc.

Et pire, on se retrouvera à consulter son téléphone de manière compulsive, on fera défiler des dizaines de vidéos YouTube sans être dans la satisfaction ni en les regardant, ni en continuant de les faire défiler. En fait, à la clé, une fois sur ce chemin, on se perd dans un abrutissement qui n’a plus vraiment de sortie.

Cette tangente, elle se fait vite anxiogène et oppressante. Et surtout, on l’emprunte très vite, et ses premières bornes nous sont invisibles. On ne se voit pas vraiment démarrer cette course folle à la dopamine.

Une des 7 bonnes habitudes pour développer sa zénitude, c’est donc de procéder régulièrement à une détox de dopamine.

Pour bien comprendre comment on peut s’y prendre, tu peux visualiser une jauge ou un tube avec une limite vers le haut. A chaque fois que tu t’adonnes à une activité, ta jauge se remplie puis, avec le temps, redescend.

Globalement, plus l’activité est liée au numérique, plus elle remplie la jauge de manière brutale.

Une très bonne habitude à créer au quotidien, c’est de laisser du temps entre chaque activité susceptible de faire grimper ta jauge, de manière à ce que tu n’ailles jamais dans la surdose.

C’est un peu comme placer des fusibles pour être sûr que tu n’ailles pas jusqu’à la surcharge.

Placer dans ta journée des activités comme lire, marcher, rester au calme, écouter de la musique confortablement installé(e) avec un thé, c’est une très bonne garantie.

6 – La lecture zen

Plus haut dans l’article, nous avons vu que la racine du stress, la « salle des machines » où il était possible d’agir de manière profonde, ne se situait pas dans l’intellect mais dans une neurobiologie sur laquelle on ne pouvait agir qu’avec un sommeil réparateur et régulier, et des exercices de respiration.

Mais dans un second temps, une fois ces bases installées, il y a de très chouettes gains à aller chercher du côté de la philosophie.

Ici, j’aimerais introduire le stoïcisme et le zen. Deux philosophies fascinantes et bien que très anciennes, parfaitement adaptées à notre époque.

Et surtout, ce sont deux formidables points d’entrée vers un travail sur soi extraordinaire et à la portée inestimable.

La première nous amène peut-être à lire Sénèque, Marc Aurèle et Épictète, de grandes figures grecques de l’antiquité, mais semble tout bonnement contemporaine. On pourrait la croire établie il y a peu, pour jouer les ANTIDOTES AU STRESS DE LA VIE MODERNE.

Parce qu’elle est une philosophie de l’action, une philosophie qui est faite pour être appliquée et non débattue, elle nous permet d’agir dans le concret, de progresser, d’en percevoir très vite les fruits.

En son centre : LA DICHOTOMIE DU CONTRÔLE . C’est-à-dire, la dissociation entre ce qui est en ton pouvoir et ce qui ne l’est pas.

Il t’est proposé d’accepter sans concession ce qui ne dépend pas de toi, et d’orienter tous tes efforts et toute ton attention sur ce qui, au contraire, dépend de toi.

Marc Aurèle écrivait dans ses carnets : « Que la force me soit donnée de supporter ce qui ne peut être changé et le courage de changer ce qui peut l’être mais aussi la sagesse de distinguer l’un de l’autre. »

Pour te familiariser avec cette pensée, je te propose de commencer par « Le Manuel » d’Épictète, sans aucune doute la meilleure porte d’entrée qui soit.

Sur une trentaine de pages pleines de bon sen, très faciles à lire et incroyablement parlantes, tu fais le tour des idées principales derrière le stoïcisme, et tu débutes déjà une très belle réflexion de fond.

Ensuite, tu peux poursuivre avec « Pensées pour moi-même » de Marc-Aurèle, le grand classique dans lequel tu retrouveras l’essentiel de sa pensée si légendaire.

Et pour finir, les « Lettres à Lucilius » te permettront d’ajouter Sénèque à ton tour d’horizon du stoïcisme et de faire le plein de sagesse dans une ouvrage constitué de lettres qui portent toutes sur une thématique différente.

En parallèle, tu as le zen qui, avec des fondements très similaires, propose une approche plus douce et aérienne. Plus mystérieuse aussi, plus subjective, plus imagée.

Pour la découvrir, je te propose dans l’ordre : « Éloge de l’insécurité » d’Alan Watts, dont la lecture, je m’en porte garant, te marquera à coup sûr, puis « L’esprit Du Zen » (toujours d’Alan Watts).

Ces deux livres te permettront d’explorer la philosophie du zen de manière parfaitement accessible pour les occidentaux (c’est le défi principal que s’était lancé Alan Watts justement, en écrivant ces deux livres).

Si ces lectures te captivent, alors tu seras ravi(e) de leur donner suite avec le Tao, qui te sera accessibles grâce à tes connaissances du zen fraichement acquises (sans, le livre te parait vraiment très abstrait).

A ces deux séries de lecture, tu peux ajouter les ouvrages de nos auteurs français. Nous avons la chance d’avoir en France des penseurs enthousiastes et inspirants tels qu’Alexandre Jollien, Christophe André, Matthieu Ricard ou encore Frédéric Lenoir. D’excellents auteurs au compte d’une philosophie du bonheur et de la douceur réconfortante.

7 – Cherchez par vous-même et pensez par vous-même, testez

Être plus zen, ancrer sa zénitude, la garder avec soi, en faire un pilier de ses journées, c’est une démarche à part entière.

Ta zénitude t’es personnelle. En te tournant vers l’extérieur, tu vas trouver de l’inspiration, des idées. Mais c’est à l’intérieur que tu dois faire le travail.

Questionne-toi, lis, discute, partage, essaie, garde ce qui marche, ne réfléchies pas plus longtemps quand ça ne fonctionne pas, MÊME SI CA SEMBLE MARCHER CHEZ LES AUTRES.

Et surtout, n’attends pas le conseil de plus, le bouquin de plus, le bon moment… Comme disait Sénèque : « en suivant le chemin qui s’appelle plus tard, nous arrivons sur la place qui s’appelle jamais ».

Même si tu n’as que 3 minutes par jour à consacrer à de la respiration, que 5 minutes le soir pour méditer ou pour écrire, c’est déjà ça. Sécurise cette habitude, aussi infime soit-elle. Elle grandira et surtout, déjà à ce stade, elle t’apportera quelque chose.

Tu peux te tourner vers mes deux articles sur la motivation et sur la création de nouvelles habitudes pour te lancer avec les bonnes méthodes.

Et tu peux aussi t’inscrire au prochain atelier sur le sujet, il y en a très régulièrement (toutes les dates sont sur l’agenda).