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4 substances toxiques à bannir pour rester en bonne santé

Si l’industrialisation a graduellement altéré la qualité nutritionnelle de nos aliments avec l’utilisation des premiers pesticides dans les années 30, l’usage des antibiotiques dans les élevages et l’apparition des premiers additifs alimentaires dans les années 60 a nettement changé la donne.

Depuis, les modifications génétiques apportées aux plants agricoles et la multiplication des molécules synthétiques utilisées dans la production et la manufacture des denrées alimentaires ont fortement majoré la toxicité de notre alimentation qui tend, aujourd’hui, à devenir hors de contrôle. A chaque décret interdisant l’utilisation d’une substance jugée dangereuse, l’industrie agroalimentaire répond par une nouvelle molécule au potentiel encore plus néfaste et semble irrépressible.

Et si la toxicité des aliments était désormais le curseur le plus important sur lequel nous pouvions jouer pour améliorer notre santé ? Et s’il était même question de « sauver » notre santé ? Faisons le point sur les principales substances visées et les solutions à notre portée.

Le gluten

Impossible de faire l’inventaire des substances toxiques dans notre alimentation moderne sans commencer par le gluten. Objet de nombreux débats illustrant à la fois la malinformation du grand public et le manque de déontologie des « professionnels » de santé impliqués, le gluten représente peut-être le plus grand signal d’alarme auquel la science agroalimentaire n’ait jamais fait face.

Le gluten, tout le monde en parle, mais personne ne sait réellement ce que c’est.

Qu’est-ce que le gluten et quels sont ses effets ? Pour commencer, il s’agit d’un ensemble de protéines que l’on retrouve dans le blé, l’avoine, l’épeautre, l’orge, et le kamut. Et pour comprendre la problématique du gluten, il est intéressant de se pencher sur les origines des céréales dans notre alimentation, ou plus exactement aux origines de l’agriculture, il y a plus de 10 000 ans.

La domestication des grains

En posant les bases de la culture céréalière, l’homme a initié des sélections d’espèces par un phénomène appelé la « domestication des grains » et ainsi bouleversé la génétique de nombreux végétaux.

Avant l’agriculture, la germination des graines sauvages tombées au sol n’était pas synchronisée. Certaines graines, retardées par un phénomène appelé « dormance », pouvaient germer très longtemps après et ainsi permettre à l’espèce de survivre à des hivers très rigoureux.

En cadrant les semences et les récoltes, l’homme n’a pas donné le temps aux graines dormantes et aux espèces à maturité tardive de se développer et donc d’assurer la survie de leur lignée. Les premières moissons ont par conséquent évincé une poignée d’espèces et initié un rétrécissement de l’arbre génétique de nombreuses variétés qui se poursuivra avec la disparition des espèces à la structure plus fragile ou encore aux grains tombants prématurément.

L’homme a donc adapté les grains à son usage et ses méthodes, et n’a conservé au fil du temps que les plus forts, ceux présentant un rendement plus important, etc. Et ce phénomène eut pour conséquence d’agir directement sur la composition nutritionnelle des végétaux concernés en affectant notamment la répartition des macronutriments (glucides, lipides et protéines).

Les interventions génétiques

Si cette sélection d’espèce est relativement bénigne et involontaire, les modifications suivantes, elles, vont être d’un tout autre acabit. En effet dans les années 50, pour augmenter les rendements de l’agriculture et ainsi répondre à la famine sévissant dans plusieurs pays du monde, le blé va être génétiquement modifié.

Cette nouvelle intervention de l’homme va cette fois donner naissance au blé moderne et poser les bases d’une nouvelle problématique de santé : la sensibilité au gluten. Le nombre d’intolérants au gluten va ainsi rapidement croître, multiplié par 6 à 11 dès les années 70 !

Autrement dit, comme le dit Simon Barbier dans un entretien paru en 2017 sur le blog de Guillaume Ferron et Florian Bachelot : « Le blé moderne est un OGM puissance 10 ! ».

La perméabilité intestinale

Pour comprendre les répercussions de cette modification et les effets du blé moderne sur notre organisme, il faut regarder du côté de l’intestin et s’intéresser plus particulièrement au phénomène de perméabilité intestinale.

Nous pouvons concevoir notre intestin comme un long tube dont les parois sont une vaste surface d’échange par laquelle les nutriments sont absorbés pour être ensuite véhiculés dans tout l’organisme par le système sanguin.

Pour permettre une plus grande capacité d’absorption, cette paroi n’est pas lisse et forme bien au contraire d’innombrables vaguelettes que l’on appelle les « villosités intestinales ». Ces villosités démultiplient considérablement notre surface d’échange et permettent d’atteindre environ 200m² !

Les cellules qui tapissent notre intestin et forme ces vaguelettes sont reliées entre elles par des « jonctions serrées ». Ces jonctions sont comme des joints d’étanchéité et permettent de repousser les bactéries, les éléments indésirables ou encore les molécules trop volumineuses qui n’ont pas été assez digérées.

C’est cette étanchéité que l’on nomme « perméabilité intestinale » et qui s’avère être très fortement mal menée par le gluten et d’autres substances comme les produits laitiers ou encore les perturbateurs endocriniens.

En effet, cet équilibre permettant l’absorption des nutriments et le filtre des molécules indésirables est majoritairement régulé par la « zonuline », une protéine aux faux airs d’hormone fabriquée par la muqueuse intestinale. Et la recherche nous indique que cette dernière est perturbée d’une part par des facteurs environnementaux (les perturbateurs endocriniens sont clairement en ligne de mire), et d’autre part, par notre alimentation.

Et de ce côté, c’est le gluten qui arrive en tête du classement des éléments perturbant le plus la zonuline. Sa consommation tend donc à « distendre » les jonctions serrées et dérégler notre filtre, aboutissant fatalement au passage de molécules que l’organisme ne sait pas gérer et qui provoque des troubles à des niveaux très variés.

Pour se donner une idée, cela revient à jeter une pièce dans un mécanisme composé d’un nombre incalculable de petites roues crantées. Elle finira quoi qu’il arrive par se coincer quelque part et dérégler la machine, seulement elle sera bloquée à des niveaux sans cesse différents.

Avec cette image, on comprend mieux pourquoi d’une part, certains problèmes de santé au demeurant étrangers à notre alimentation sont réglés par la suppression du gluten, et d’autre part, pourquoi il est relativement difficile de connaitre précisément la proportion de personnes touchées par cette problématique.

Vous l’avez donc compris, le vice du gluten, c’est de ne pas nécessairement perturber la digestion mais de par exemple provoquer une fatigue chronique, des maux de tête à répétition ou encore des éruptions cutanées, et plus tragiquement des maladies auto-immunes.

Intolérance et maladie cœliaque

Il existe plusieurs problématiques de santé distinctes liées au gluten. La maladie cœliaque, appelée à tort intolérance au gluten, touche environ 1% de la population. Il s’agit d’une maladie auto-immune entrainant la destruction des villosités intestinales (notre fameuse surface d’échange de 200m²) et cause de ce fait des troubles digestifs accompagnés d’une malabsorption chronique des nutriments. Il en résulte un amaigrissement marqué et de nombreuses carences.

Ensuite, il y a la sensibilité au gluten, qui toucherait entre 6 et 35% de la population. Rappelez-vous, il est très difficile de connaitre les chiffres exacts liés à cette problématique tant les signes sont variés (la pièce jetée dans le mécanisme se coince à des niveaux sans cesse différents).

Il n’existe malheureusement aucun test scientifique permettant de conclure à une sensibilité au gluten, le système immunitaire n’entre pas en action dans le cas d’une intolérance. Pour mettre en évidence une sensibilité, il faut donc faire l’expérience soi-même et stopper toute consommation pendant un à deux mois et constater d’éventuels changement à terme, puis à la reprise du gluten.

Comment se positionner ?

Si je ne suis pas atteint de la maladie cœliaque ni sensible au gluten, tout va bien ? Si ingérer du gluten ne se traduit par aucun inconfort sur le coup, cela représente tout de même une agression pour votre organisme, comme la science tend à le mettre en évidence aujourd’hui.

D’une part, nous l’avons vu, le gluten perturbe la zonuline, régulateur de la perméabilité intestinale, et nous expose donc à une multitude de problématiques très diverses, et d’autre part, sa consommation régulière est aujourd’hui associée à une inflammation chronique latente. Et un terrain inflammé se fait l’hôte parfait de nombreuses problématiques de santé !

Nous avons donc tous intérêt à diminuer autant que possible notre consommation de gluten puisque, inconfort ou non, nous sommes tous concernés par ses effets. D’autant qu’il est très simple de trouver des alternatives en s’ouvrant à une multitude de farines toutes aussi saines que goûtues comme la farine de riz, de pois chiche ou sarrasin. Les pâtes, très populaires en Europe occidentale, peuvent trouver avec le quinoa, les lentilles et le riz de très bonnes alternatives. En somme, chercher à diminuer sa consommation de gluten, c’est s’ouvrir à d’autres produits et finalement varier et enrichir son alimentation.

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Les produits laitiers

Ensuite, parler de perméabilité intestinale, c’est également parler des produits laitiers et plus particulièrement de la caséine. Cette protéine, qui représente la majeure partie des protéines du lait, a des effets identiques à ceux du gluten sur la zonuline et représente donc une menace pour notre santé. Un méfait de plus au compte des produits laitiers, s’il en fallait davantage, qui scelle un peu plus le sort d’un véritable non-sens.

Car il n’est plus à prouver que les produits laitiers mettent à mal notre organisme. Notre (sur)consommation est associée à de nombreuses problématiques de santé et fort heureusement les ouvrages sur la question sur multiplient, les alternatives se démocratisent peu à peu et le mythe de l’ostéoporose tend enfin à perdre toute crédibilité auprès du grand public.

Lactose et lactase

Parce qu’après tout, il est relativement difficile d’argumenter en faveur des produits laitiers. Un tiers de la population seulement étant capable de les digérer, être intolérant, c’est finalement appartenir à la norme.

Nous sommes génétiquement programmés pour être intolérant au lactose.

En effet, la digestion du lactose est rendue possible grâce à l’action d’une enzyme, la lactase, dont tous les mammifères sur Terre stoppent la production passé la petite enfance. Le taux résiduel observé chez certains adultes ne permet pas de faire des produits laitiers un élément pleinement digestible et nous indique clairement l’inutilité biologique d’une consommation régulière après l’enfance.

La question du calcium

Quant à la question du calcium, il ne s’agit en réalité que d’une dictate de plus au compte de l’industrie laitière, aussi absurde que lucrative, qui comme tant d’autres a malheureusement intégré le discours de nombreux « professionnels de santé ».

Les faits, eux, sont éloquents ! La science et les statistiques nous montrent que les plus grands consommateurs de produits laitiers dans le monde sont également les personnes chez qui l’on observe le plus de fractures osseuses. Et où que l’on regarde, le curseur « produits laitiers » est associé à celui des faiblesses osseuses.

Ensuite, (sur)consommer du lait animal pour le calcium, c’est se tourner vers une source d’apport dont l’absorption par notre intestin est presque deux fois moins efficace que dans le cas de sources végétales, et c’est également induire à terme des microcalcifications pouvant conduire à de l’arthrose et au cancer.

Les facteurs de croissance

Enfin, pour lier plus franchement les produits laitiers à la thématique de cet article et la toxicité des aliments dans notre alimentation moderne, parlons des facteurs de croissance qu’ils contiennent et de ce que l’on retrouve réellement dans une bouteille de lait.

Puisque le lait de la vache est naturellement fait pour son veau, les facteurs de croissance qu’il contient et qui lui permettent d’atteindre 800 à 900kg à l’âge adulte n’ont rien à faire dans notre organisme. Ils représentent un grand danger pour notre santé et ne sont malheureusement plus éliminés du lait que l’on retrouve dans le commerce.

Quand autrefois nous faisions bouillir le lait, la cuisson permettait d’une part de détruire les germes, et d’autre part de rendre les facteurs de croissances inactifs. Aujourd’hui, le processus de fabrication du lait ne comprend plus de passage à haute température suffisamment prolongé pour neutraliser ces facteurs de croissance et nous expose donc à des cancers et tant d’autres problématiques de santé.

Des alternatives et des légumes

Étant dépourvu de réel intérêt nutritionnel, remplacer le lait n’est donc qu’une question d’habitude. Et pour cela, des sources de calcium très intéressantes nous attendent parmi les légumes et les légumineuses et nous garantissent une bien meilleure absorption. En avant laits végétaux (riz, amande, coco), chou et brocoli !

Les perturbateurs endocriniens et les additifs alimentaires

Impliqué dans de très nombreux mécanismes du corps humain, le système endocrinien est aussi complexe qu’éblouissant. Par l’intermédiaire des hormones, véritables messagers du corps humain, il joue un rôle de coordinateur, de chef d’orchestre aux commandes des grandes étapes de notre développement.

Particulièrement actif lors de la croissance du fœtus et du développement de l’enfant il est l’incroyable détonateur de notre évolution et de son dérèglement résulte donc une pagaille phénoménale ! Malformations chez les nouveaux nés, puberté précoce, troubles de la fertilité, cancers, les répercutions sont catastrophiques !

Et rien ne trouble autant son équilibre que les perturbateurs endocriniens, qui comme leur nom l’indique, vont désorganiser la bonne marche des différents systèmes sous contrôle hormonal. Si cette problématique dépasse le cadre de l’alimentation et nous amène à revoir notre consommation de cosmétiques ou encore de produits d’entretien, les pesticides appliqués de nos jours sur les cultures ne font pas moins partie des sources de perturbateurs.

Dans le cadre de notre alimentation, il est donc question de privilégier les produits naturelles, les produits bios et les aliments aux emballages garantis sans perturbateurs endocriniens. Une directive essentielle qu’il est conseillé de coupler à l’éviction des additifs alimentaires.

En anglais, on les appelle les « E-numbers » ! E950, E230, E210… leur présence nous indique que nous faisons face à un produit transformé ou « ultra-transformé » et de ce fait, un produit relativement néfaste pour la santé. Pour une texture, une couleur, un gout, ces éléments purement chimiques nous exposent à une très longue liste de pathologies. S’en éloigner, c’est revenir à une alimentation naturelle, simple et locale. C’est accorder du temps et de l’attention à son mode de vie.

En quelques mots

« Mais alors, dans ce cas, on ne peut plus rien manger ! ». Si l’addiction à la malbouffe des plus formatés parle à leur place et confortent des habitudes alimentaires qui ne mènent qu’à grossir les rangs de ses victimes, les enjeux de la toxicité des aliments de notre alimentation doivent être abordés avec réflexion et discernement.

Oui, les pesticides d’un champ passent les clôtures, mais de là à en manger à la petite cuillère, il y a une grande différence. Réduire autant que possible la part d’aliments toxiques devient une grande nécessité à l’heure où les réglementations sanitaires ne cessent d’être allégées.

Plus que jamais, s’initier aux grands principes de la nutrition et gagner en autonomie dans son alimentation se révèle d’une importance cruciale dans le maintien d’une bonne santé.

2 réflexions au sujet de “4 substances toxiques à bannir pour rester en bonne santé”

  1. Un article très riche et accessible! Je fais partie de ceux qui essayent de varier leur alimentation le plus possible et je trouve que c’est aussi une force. Nombreux sont ceux qui ont des airs dégoûtés à l’a vue d’un légume ou d’un changement de produit dans leur quotidien (exemple, les laits végétaux, manger des pâtes à la farine d’épeautres, etc) pourtant c’est une richesse de savoir ce qu’il y a dans notre assiette et d’être curieux avec l’alimentation! En tout cas, j’espère que ce mouvement de diversification alimentaire va se répandre de plus en plus, laissant de côté les « ultra-transformés » et autres…!

    • Merci beaucoup ! Effectivement, le changement en perturbe plus d’un ! Et pourtant, comme tu le dis, le risque à s’ouvrir à la réflexion, c’est de diversifier son alimentation, récupérer de nombreux bienfaits, et à tous les coups découvrir de nouvelles saveurs !

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